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-  H I M A L A Y A  -


dolma

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Après “Zanskar, le chemin des glaces”, primé dans de nombreux festivals, ce film est le deuxième volet de la trilogie himalayenne de Véronique, Anne et Erik Lapied.


Le Zanskar, un pays magique…Au cœur des plus hautes montagnes du monde, sur les rives du fleuve gelé, un hiver sans fin isole Dolma et les siens.
On prie en buvant du tchang, on s’entraide, on marche dans la neige ou sur la glace. Le temps semble s’être arrêté. A 180 km, Stanzin, le mari de Dolma, vit dans une autre monde. Il guide les caravanes sur des chemins périlleux et rêve d'être chanteur.
Au fil des saisons, leur destin est lié à ce fleuve qui les sépare et les unit aussi. Pour revoir Dolma et ses enfants, Stanzin devra affronter la tempête, les démons du fleuve et les mirages du monde moderne.

Ce film, tourné sur plus d’une année, vous entraînera, avec ces portraits sensibles et généreux, dans la vie attachante d’une petite communauté de l’Himalaya. Naissance, mariage, alpages… Une histoire vraie, avec son lot d’émotion, d’aventure et de sagesse.


300j
Prix : 27 €
Disponible en DVD

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palmeg Prix du Public
/ Festival della Montagna à Cuneo 2009 (Italie)
Meilleur film des Grand Prix de festival de montagne
/ Cervino 2009 (It)alie)
Grand Prix et Diable d'Or
du meilleur documentaire de montagne
/ Festival des Diablerets 2008 (Suisse)

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DOLMA DU BOUT DU MONDE

Pourquoi ce film ?

stensinEn 2003, Stanzin a 26 ans. Il arbore une turquoise en guise de boucle d’oreille, écoute les CD à la mode et récite des mantras bouddhistes.
Il sera notre guide durant les deux mois du tournage du film « Zanskar, le Chemin des glaces ». Nous ne le savions pas encore mais ce fut, pour nous, une chance de rencontrer ce personnage attachant et complexe.
Né à Pishu, au bord du fleuve Zanskar, très jeune il excelle comme grimpeur sur le rocher pour glaner du bois dans les falaises. De son père, puis des hommes de Pishu qui parcourent le fleuve gelé en hiver, il acquiert la connaissance du tchadar.

Avec lui, au fil des semaines de marche, des bivouacs et parfois de moments difficiles (nous rentrons de Phuktal et il apprend la mort de son père), lentement une amitié se tisse. Stanzin nous raconte son histoire, parfois se contredit. Il nous livre ses doutes, ses rêves, son attachement aux traditions et son irrésistible attirance pour le changement. Il est en quête d’un bonheur différent de celui de ses ancêtres et ce chemin est éminemment plus difficile que celui du fleuve gelé.

De passage à Zangla, nous logons chez lui, ou plutôt chez elle. C’est ici, au bord de la rivière, dans le petit hameau de Zangla Tempo, que nous avons fait connaissance de sa femme Dolma et de leurs quatre enfants, de Mémé Tséring, le père de Dolma.
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Comme tant d’autres occidentaux, avant nous, en quittant le Zanskar et en survolant l’Himalaya pour rejoindre la France, via les basses plaines de l’Inde, nous savions que nous allions revenir.


Véronique fut la première et ne rentra en France que huit mois plus tard. Avec Dolma, elle apprit à parler les rudiments de la langue, à désherber les champs d’orge et de pois, à ramasser les bouses de yak, à chercher l’eau à la source, à cuisiner la toukpa (soupe de farine) et s’occuper des enfants…

dolmaPuis vint le temps de la naissance de leur cinquième enfant, d’un mariage, des confidences, des fous rires, des histoires entre voisins, mais aussi des ragots et des coups de blues.
Au village, on donna à Véronique un autre nom. Là-bas, tous l’appellent Dolma Lhamo.
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Stanzin, lui, était rarement à la maison, il courait la montagne comme cuisinier, guide ou porteur. Certes, il ramenait de ces saisons de trek de quoi vivre et payer la scolarité des enfants, mais se plaisait de plus en plus à Leh, la capitale du Ladakh. Là-bas, à 180 km de Dolma, il s’investissait dans la musique, la vidéo et la chanson. Un autre monde. Deux mondes.

Trois années et quelques voyages plus tard nous avons accumulé des heures de reportages et le temps est venu de monter un deuxième film.

Nous pensions en avoir terminé avec le sujet des Zanskarpas sur le chemin des glaces mais, littéralement fasciné par cet itinéraire, lors de deux nouveaux hivers sur le tchadar, nous n’avons pu nous empêcher de filmer, au gré des rencontres, de nouvelles caravanes : celle du transport d’une statue du bouddha en bronze pour le monastère de Lingshed, celle de Sonam (qui part depuis cinq hivers, par un itinéraire long et périlleux, couper le bois nécessaire à la construction de sa maison), celle d’Ishe et de ses sœurs...
Nous avons pisté le léopard des neiges et les bouquetins de l’Himalaya, collecté deskarcha histoires et des légendes, abordé les hauts plateaux et grands lacs du Changtang en hiver… 

Nous avons précieusement gardé toutes ces séquences pour un troisième film car l’histoire de Stanzin et Dolma s’imposait d’elle-même et à elle seule donnait matière à un film. Elle montre ce qui bouscule le Zanskar aujourd’hui et comment chacun y fait face.
De plus, le film a sa dose d’aventure sur le fleuve, car nous y avions subi une tempête et des glaces brisées. Nous avons repris des documents noir et blanc de notre premier voyage en 1981 pour illustrer l’enfance de Stanzin et Dolma.

Nous avons choisi une histoire simple qui laisse au spectateur le temps de s’installer au cœur de cette vie du bout du monde. Si proche et si loin de nous…

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